Pour nos lecteurs, des petits faits anodins qui en disent long !

Parmi les quelque trente quotidiens, périodiques et sites de référence auxquels nous sommes abonnés, nous prenons connaissance chaque jour d’informations qu’il ne nous est pas possible de traiter en détail comme nous le souhaiterions. Il s’agit généralement de ces petits faits, de ces petits événements qui pourraient à priori paraître sans importance mais qui, pourtant, en disent davantage sur la vie en société que ne peuvent le faire de longs discours. Chaque samedi, nous publierons par conséquent une synthèse de ce qui nous est apparu essentiel et ce, afin que nos lecteurs apprennent ce qui leur est souvent caché. A l’instar du contenu habituel de www.pg5i.eu, ces courtes brèves ont été rédigées dans un souci d’objectivité. Un défi d’autant plus facile à atteindre que le site, sans publicité et sans aides publiques, ne peut subir aucune pression. Cette volonté d’indépendance, nous allons tout mettre en œuvre pour la faire se perdurer. Nous espérons pouvoir compter sur le soutien de nos lecteurs lorsque nos économies auront été épuisées et que, pour survivre, nous serons amenés à solliciter leur soutien en les priant de s’abonner. 
Voitures électriques – Les enfants pauvres meurent plus vite pour que les riches roulent plus propre : c’est la conclusion qu’on peut tirer d’une étude publiée le semaine dernières sur le site Online-Journal Joule, plate-forme de référence sur le développement énergétique de la planète. Si on se fie aux prévisions des auteurs, tous scientifiques de renom, le passage du moteur à combustion classique (essence, diesel et gaz) à l’électrique, va aboutir dès 2032 à une pénurie de batteries. Parce que ces dernières sont fabriquées à base de composants rares, donc très chers, les objectifs que se sont définis les Etats (15% par exemple de voitures 100% électriques sur le marché européen en 2030) ne pourront atteints qu’au prix d’une extraction intensive des mines , la plupart situées sur le continent africain. La plus dangereux et le plus toxique des produits est le cobalt, en tête des richesses potentielles de la République « démocratique » du Congo, territoire que l’Organisation Mondiale de la Santé avait classée, en 2015, à la 165è place (sur 183) en terme d’espérance de vie.

Peine de mort – Un secrétaire d’Etat  un jeune couple polonais fait du zèle

Dans la nuit du 26 au 27 août dernier, un jeune couple polonais décide de terminer ses vacances en Italie en réitérant sa lune de miel sur une plage de Rimini. Une idée romantique qui suscite aussitôt l’intérêt de quatre voyous qui frappe le mari au point qu’il perde conscience, leur laissant le champ libre pour violer à plusieurs reprises et à tour de rôle la jeune épouse. Les deux victimes sont découvertes le lendemain par deux promeneurs stupéfaits par la brutalité et la bestialité qu’elles ont subies. Si le fait divers n’a fait l’objet que d’une brève dans la presse italienne, il n’en a été de même en Pologne, où la nouvelle a été l’occasion pour le secrétaire d’Etat à la Justice, Patryk Jaki, de rouvrir le débat sur la peine de mort, dont il souhaite le rétablissement immédiat. Jaki va même plus loin et propose que, dans ce cas de figure, la sentence soit précédée de tortures. La réaction du haut fonctionnaire a suscité des milliers de commentaires sur les réseaux sociaux, ce qui tend à prouver que les Polonais ne sont pas tous populistes. Si quelques internautes se sont déclarés solidaires de Jaki, la majorité d’entre eux n’est pas tombée dans le piège et a considéré que tout homme occupant de telles fonctions ne doit jamais réagir à chaud et peser ses mots avant de s’exprimer. Pas dupes pour deux sous, les Polonais ont compris, que le jeune loup profitait de l’aubaine pour se mettre en valeur. Un petit Trump en puissance qui s’agite sur Twitter et qui n’avait que trois ans lorsque la dernière condamnation à mort eut lieu le 22 avril 1988 dans une prison de Cracovie. Le jeunisme en politique peut être salutaire pour se préparer à un avenir incertain, dangereux s’il ravive de vieilles querelles.

Les Roumains ne font plus confiance en leur Eglise

Les résultats d’un sondage réalisé en Roumanie par l’Institut IMAS révèlent que le nombre d’habitants faisant confiance en l’église orthodoxe est passé, pour la première fois depuis la chute du régime de Ceausescu, en dessous de la basse symbolique des 50%. La déchéance du dictateur lui avait permis de reprendre sa place dans une société qui ne semble plus solidaire des avantages dont elle bénéficie. Avec plus de 15.000 prêtres et 40.000 moines qui ont pu reprendre du service, l’église orthodoxe est davantage un lobby qu’un facteur d’équilibre social. Qu’elle soit aujourd’hui moins respectée que ne l’est la justice (60% d’opinions favorables) dans un pays toujours gangrénée par la corruption, est pour le moins insolite.

« Le monde » remis à sa place par trois ambassadeurs

Les trois ambassadeurs des Pays Baltes en poste à Paris ont adressé une lettre à la rédaction en chef du « Monde », en réponse à un article publié par le quotidien dans lequel leurs trois pays sont cités en tant qu’anciennes « Républiques du bloc soviétique ». Ils s’indignent à juste titre de cette appellation et rappellent que ni la Lituanie, ni la Lettonie ou l’Estonie n’ont été des Républiques, mais des territoires annexés de force et contre leur gré par Moscou. L’appellation « république » n’est par conséquent appropriée que pour les périodes de l’Histoire qui ont soit précédé le second conflit mondial, soit succédé à la chute du régime communiste. L’article incriminé concernait par ailleurs un sujet sensible et intitulé « Un centre d’excellence contre les menaces hybrides ouvre à Helsinki » qui évoquait les ambiguïtés du Kremlin dans sa stratégie d’expansion en Europe du Nord. Les trois diplomates veillent toujours au grain et avaient déjà adressé un courrier similaire à la direction de l’hebdomadaire allemand « Die Zeit », qui avait selon eux commis la même erreur que le quotidien français.

Bonne nouvelle pour les historiens maîtrisant l’allemand

De toutes les régions cosmopolites de la planète, l’Europe du Sud-Est est sans aucune doute celle dont l’évolution au cours des siècles est la plus difficile à appréhender. Après la chute du Mur de Berlin et la nouvelle configuration des frontières ainsi que la diversité des régimes qui s’en suivirent, les historiens Holm Sundhaussen et Konrad Clewing, collaborateurs de l’Institut de Recherches sur le pays du sud-européen, avaient rédigé, en 2004, une encyclopédie, devenue aussitôt une lecture incontournable pour tous ceux qui considèrent ces territoires comme un élément essentiel de l’évolution du Vieux Continent, de l’Antiquité à nos jours. Fort du succès remporté auprès des historiens, enseignants, universitaires, férus d’Histoire mais aussi de profanes curieux, les deux auteurs et leur éditeur, la société Böhlau implantée à Vienne, ont pris l’initiative d’une réactualisation qui s’avérait nécessaire avant qu’elle ne s’impose à l’occasion d’un anniversaire symbolique, le 20è par exemple. Des Carpates à la Méditerranée, de la Slovaquie à Chypre, cette encyclopédie, unique ne son genre, passe au crible les territoires, leurs peuples, leurs religions, leurs traditions, leurs systèmes économiques et politiques , leurs événements marquants et, naturellement au premier plan, leurs multiples cultures. Les soixante-douze auteurs, tous mondialement reconnus, offrent la lecture passionnante de 604 dossiers thématiques. Sundhaussen et Clewing résument dans leur introduction la philosophie de ce projet, laquelle consiste impérativement à comprendre le passé avant de prétendre à une intégration européen. A bon entendeur !

Un Tchèque se replonge de manière douteuse dans l’Histoire

Jiri Ovcacek, porte-parole du président de la République Tchèque, Milos Zeman, s’en est violemment pris à la Commission Européenne qui envisage d’interdire le tuzemak, un substance présente dans la bière, sans laquelle le boisson préférée des Tchèques, n’aurait plus la saveur qu’ils en attendent. Etant donné que le produit suspect n’est pas utilisé en Allemagne, le trublion proche du président populiste, en a profité pour prétendre que l’Union Européenne était ni plus ni moins qu’un « 3è Reich », son pays devenant par là-même un « protectorat ». Comme il possède un minimum de culture historique, il s’est rappelé que les nationaux-socialistes, dès l’annexion de la Bohème, s’étaient empressés d’interdire la culture du houblon, plante qu’ils soupçonnaient, parce qu’elle fait partie de la même famille que le cannabis, d’être hallucinogène.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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