Migration : un jugement qui risque de coûter cher à l’Europe

Hongrie/Slovaquie/UE – Après les bureaucrates de la Commission Européenne, les magistrats de la Cour  Européenne de Justice (CEJ)sont-ils payés pour mieux diviser l’Europe ? La question mérite d’être posée au lendemain d’un jugement qui oblige la Hongrie et la Slovaquie à accueillir un nombre de migrants fixé par Bruxelles. Parce que les deux pays estimaient qu’ils n’étaient pas en mesure de répondre à la requête imposée par Bruxelles, considérée comme une forme de diktat, leurs deux ministres-présidents, Viktor Orban et Robert Fico, avaient engagé une procédure auprès de la CEJ. Hier, ils ont perdu la bataille et vont devoir se plier à la règle de la solidarité européenne. Faut-il se réjouir de cette décision ? Ceux qui voient dans ces deux hommes des populistes de seconde zone recevant une claque de la part de magistrats garants de la démocratie ne manqueront pas de le faire mais ils oublieront que la décision consistant à rejeter l’ensemble des arguments de deux plaignants risque de provoquer des dégâts sur les deux territoires. Une résurgence des mouvements d’extrême-droite est à prévoir, accompagnée d’actes violents qui auront l’effet inverse de celui recherché. En sanctionnant les deux chefs du gouvernement, les magistrats sanctionnent la majorité des populations hongroise et slovaque, massivement opposée à l’accueil de migrants. Pas de quoi reconstruire l’Europe dans un climat serein. Par ailleurs, les dirigeants occidentaux et plus particulièrement les Français, devront réfléchir avant d’applaudir, car ils sont loin d’être les premiers à respecter leurs engagements. vjp

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