La Roumanie face à une inquiétante épidémie

Roumanie – La Roumanie est depuis plusieurs semaines confrontée à un inquiétante épidémie qui a contraint les autorités à abattre en urgence près de 130.000 porcs atteints d’une infection qu’on croyait éradiquée mais qui a refait surface au printemps dernier.  Les structures sanitaires ont été de fait prises au dépourvu et, ce bien qu’elles aient alertées par l’association nationale des vétérinaires dès l’apparition des premiers cas détectés. La maladie, connue sous le nom de « peste africaine », est très contagieuse et se répand aussi bien dans les élevages que dans les fermes isolées. Onze régions où ont été dénombrés sept cents foyers d’infection,  sont touchées. A ce rythme, il n’est pas à exclure qu’elle frappe les pays limitrophes que sont la Hongrie, l’Ukraine, la Serbie, la Bulgarie et la Slovaquie, ce qui serait alors une véritable catastrophe comparable à celle de la vache folle.  Selon Geronimo Bränescu, président de l’Office National de Médecine Vétérinaire et de la Sécurité Alimentaire (ANSVSA) , « il s’agit de la plus grande épidémie depuis la fin de la deuxième guerre mondiale ». Etant donné que les organismes européens semblent toujours ignorer ce fléau, personne ne s’alerte réellement ce qui a pour conséquence que le gouvernement de Bucarest , lui aussi, ne prend pas ou ne veut pas prendre)  conscience du problème. Le président de la République,  Klaus Iohannis, est le seul à tirer la sonnette d’alarme et ce, d’autant plus fort, que des milliers d’emplois sont en jeu. La « peste africaine » a déjà provoqué le licenciement de centaines de salariés. Des centaines de millions de pertes sont déjà pronostiquées, ce qui risque de provoquer un véritable marasme économique. La viande de porc est, en effet, non seulement la plus consommée dans le pays,  mais aussi la plus exportée en Europe. Le non respect des normes sanitaires mais aussi le manque de contrôle des aides allouées, laissent la porte ouverte à tous les abus. La presse s’est emparée tardivement du sujet et il a fallu attendre que des voix s’élèvent pour réclamer la démission du ministre de l’agriculture, Petre Daea (photo), pour qu’elle se réveille. Mais comme, aux yeux des dirigeants, la presse ne vaut guère mieux qu’un porc incinéré, le ministre conservera son poste, ce qui va lui permettre de reprocher au président de politiser l’affaire. (Source : ADZ / Traitement : vjp)

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