La cabale contre la Hongrie repart de plus belle

Hongrie/France/UE – La députée européenne hollandaise Judith Sargentini est la membre du Parlement de Strasbourg qui bat tous les records en matière de haine à l’égard du ministre-président de Hongrie, Viktor Orban . A l’instar d’un fin limier ou d’un détective digne d’un Hercule Poirot, elle a mené son enquête auprès de tous les organismes susceptibles d’abattre celui qu’elle assimile à  un dangereux populiste d’extrême-droite qui met à mal la démocratie . Elle a mis tous les dés de son côté, interrogé des organisations non gouvernementales, le Conseil de L’Europe, les Nations-Unies ; mandaté des agents sur le terrain pour au final en tirer la conclusion que « les faits de manquent pas. Je ne peux faire autrement que constater que les valeurs fondamentales de l’Europe sont entravées. »  La verdict est sans appel et Mme Sargentini  (notre photo)en appelle à l’application immédiate de l’article 7 de la Constitution Européenne qui prévoit des sanctions lorsque l’un des membres de l’union ne respecte ses engagements. Son dossier  serait tellement explosif qu’elle est persuadé qu’il va retenir l’attention du président de la Commission, Jean-Claude Juncker, lequel doit se pencher, mercredi prochain , sur l’avenir de l’Europe dans le cadre de son sermon annuel.  Qu’il inscrive le litige hongrois sur son ordre du jour, personne n’en doute, car chacun sait que l’ancien ministre des finances du Luxembourg, devenu intendant de celles de l’Europe, déteste autant qu’elle, le chef de l’exécutif hongrois.  En revanche, la partie sera moins facile lorsqu’il va s’agir de convaincre la majorité des membres du groupe des chrétiens-démocrates auquel le parti de Viktor Orban appartient. Normal, en somme, puisqu’il  s’honore, sans être contredit, d’être le seul héritier crédible d’Helmut Kohl. Judith Sargentini, membre des Verts,  incarne, à elle-seule, tout ce qui a contribué à faire de l’écologie  ce qu’elle est à l’heure actuelle, un secteur dévolu aux fausses promesses, à l’irréalisme économique et social et aux contradictions au sein même de sa propre formation.  Sargentini, semeuse de zizanies ? Il faudrait être aveugle pour soutenir le contraire. Car, à son acharnement, elle ajoute une dose de mauvaise foi. Elle prétend en effet qu’elle « agit pour le peuple hongrois qui ne mérite pas de tels dirigeants ». Or elle oublie déjà (ou feint d’oublier) que ce même peuple a plébiscité Orban lors des dernières élections au Parlement et que c’est grâce à Orban que l’extrême-droite hongroise, la vraie, représentée par le Jobbik, a été laminée au parlement national comme il risque de l’être au printemps prochain à Strasbourg où il ne détient à ce jour que trois sièges. Sarentini voudrait-elle redonner des ailes à ce mouvement ostensiblement raciste et antisémite qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. Mais la question qu’il est peut-être nécessaire de se poser est celle de savoir pourquoi elle concentre ses diatribes sur le centre de l’Europe mais occulte des entraves aussi graves à la justice et à la presse qui sont de mise dans d’autres pays dont on croit qu’ils sont à l’abri de toute dérive. Si la verte hollandaise allait fouiller dans les affaires françaises, elle constaterait que la presse dans le pays qui a vu naître les Lumières n’y est pas aussi libre qu’on ne le croît. Quant à la convention des Droits de l’Homme, son article 6  y est entravé chaque jour par des administrations qui, à l’instar des Caisses d’Allocation Familiales, appliquent leurs propres lois avant même que les tribunaux aient rendu leur jugement. Que dire aussi de ce ministre en charge du budget qui cache ses économies dans des paradis fiscaux et qui s’en tire sans une seule nuit derrière les barreaux ?  Que penser enfin d’un pays qui nomme Défenseur du Droit, un ancien  Garde des Sceaux qui a défié la justice en affrétant un hélicoptère au sommet de l’Himalaya ?   Pour faire de la politique et être respecté dans ce difficile milieu, il faut un minimum d’objectivité et de réalisme, ce qui semble manquer à Judith Sarentini. vjp

A nos lecteurs : Cet article, à l’instar de tous ceux que nous publions depuis trois ans, vous a-t-il  intéressé ? Etes-vous friands d’informations fiables sur des sujets « sensibles » en provenance de supports indépendants de tout lobby et tout pouvoir établi ? Si vous répondez « oui » à ces deux questions, soyez solidaires et soutenez-nous dans notre combat pour une presse libre. Tout don est le bienvenu sur le compte de l’association ADEOCSE*, propriétaire du site

(IBAN Nr. : FR76 1450 6000 4272 8410 5632 003 / Code swift : AGRIFRPP845).

 

(*) ADEOCSE s’engage à rembourser au moins 80% des sommes perçues à ses éditeurs partenaires, les 20% restants étant consacrés aux charges liées à la traduction, au traitement et à la synthèse en français des textes. Les donateurs pourront  prendre connaissance en fin de chaque trimestre de la destination et de la répartition argumentées des sommes collectées. L’actualité d’ADEOCSE est disponible sur www.adeocse.eu

error: Content is protected !!