Bras de fer au sommet de l’Etat roumain

Roumanie – Il ne se passe de jour sans que des conflits n’aient lieu entre le gouvernement et la Présidence de la République roumaine. Les tensions ont débuté avec l’éviction de Laura Kövesi de la direction générale de la DNA, l’organisme de lutte contre la corruption. Parce qu’elle avait eu l’impudence d’aller fouiller dans le passé trouble de ministres, pratiquement tout l’appareil d’Etat s’est ligué contre elle. Etant donné que le président de la République, Klaus Johannis, avait tout mis en œuvre pour la protéger, il est très vite devenu l’homme à abattre. Pour atteindre leur objectif, les tenants de pouvoir ont nommé à la tête du gouvernement, Vasilica Viorica Dancila,  une femme qui est davantage un alibi au bénéfice de la parité qu’une garantie de compétence et de diplomatie  au service d’une population qui attendait autre chose de leur 1ère Ministre qu’une femme de paille inculte et incompétente.  Viorica Dancila a profité de la chaleur estivale pour aller se rafraichir les idées sur les hauteurs des Balkans. Du premier au dernier jour de ce périple mal organisé, elle a multiplié les faux-pas, allant, lors d’une apparition publique,  jusqu’à confondre la capitale du Monténégro avec celle du Kosovo. Donald Trump aurait-il commis la même erreur lors d’un voyage en Europe Centrale, on aurait pu à la limite le lui pardonner, mais que la cheffe du gouvernement ne soit pas en mesure de différencier deux de ses voisins,  interroge sur ses capacités à gérer un pays de quelque vingt millions d’habitants que Klaus Johannis a, et pour cause, de plus en plus de mal à présider car il a honte de ceux qui le dirigent.  Consciente qu’un départ forcé et prématuré du chef de l’Etat,  risquerait de susciter l’ire des institutions européennes, l’équipe de la femme de paille a trouvé la parade en s’attaquant au budget de la Présidence de la République, lequel va chuter de 20% à partir du 14 août prochain. Cette coupe franche représente 2,37 millions d’euros, soit 3,7 fois plus que les économies prévues lors de l’élaboration du budget. Selon Dadalina Dobrovolschi, porte-parole de la Présidence, « cette amputation risque d’avoir de graves conséquences sur les projets en cours et notamment sur le Sommet de Bucarest qui doit avoir lieu ce mois-ci dans la capitale ». Cette manifestation DMI (Drei-Meere-Initiative) destinée à renforcer les relations économiques entre les pays limitrophes des Mers Baltique, Noire et Méditerranée était prévue de longue date et devait permettre au Président de la République de prouver à l’échelon international qu’il vit encore. Il est trop tard pour que la DMI soit remise en cause mais, en revanche, il n’est pas assuré que Klaus Johannis ait le budget suffisant pour se représenter aux prochaines élections présidentielles prévues au cours du 1er semestre 2019. (Source : adz / Traitement: vjp)

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